Dans cette partie, je vais me concentrer sur la présentation du point de vue utilisateur de toutes les fonctionnalités du système de domotique de ma chambre. J’ai écrit un article dédié au contrôle de tous ces périphériques.
Vous pourrez remarquer que les sections de cet article sont structurés de la même manière que les menus du boîtier de contrôle !
Les lumières
L’armoire
L’armoire s’allume lorsque les portes sont ouvertes.

Les rubans lumineux
Plusieurs rubans lumineux synchronisés sont installés dans la chambre. Il est possible de définir une couleur statique, mais aussi d’appliquer quelques effets que j’ai programmés : un arc-en-ciel, un mode de réaction au son et un mode de clignotement rouge pour l’alarme.

Autres lumières de la chambre
La chambre est équipée d’autres lumières connectées et intégrées à la domotique de la chambre. Certaines ne font pas partie du système central (piloté par l’Arduino Méga), mais sont simplement des appareils connectés (en Wi-Fi ou Zigbee).
La lampe du bureau, intégrée au système de domotique.


Le plafonnier, intégré au système électrique initial de la maison à l’aide d’un module Zigbee (pour garder le contrôle avec les boutons natifs).
La lampe de chevet, avec une ampoule connectée alimentée depuis le plafond (il n’y a pas de bouton physique : le contrôle se fait par la voix avec l’enceinte connectée).


Une lumière d’ambiance, avec une ampoule connectée (elle aussi contrôlée par la voix).
Enfin, la caméra ESP32-CAM intègre une petite lumière.
Les périphériques
Le plateau
Cette section peut paraître étrange, mais ce n’est pas une erreur ! Pour la petite histoire, j’ai récupéré il y a quelques années un lecteur de CD cassé. Un jour, je me suis demandé ce que je pouvais bien faire de lui. En le démontant et en alimentant un des moteurs, j’ai vu ce mouvement rectiligne d’ouverture et de fermeture du lecteur de CD. J’ai alors eu l’idée de le fixer sous mon bureau pour en ouvrir et fermer électriquement le… plateau. Depuis ce jour, le plateau s’ouvre et se ferme à la perfection en un clic.
Une petite démonstration est disponible ici.

Il est toujours possible de prendre manuellement le contrôle du plateau grâce à des aimants déconnectant le lecteur de CD du fond du bureau.
Le cube de DEL
J’ai monté un cube de 8x8x8 DEL en kit. Le résultat en vaut la peine, mais il faut de la patience pour assembler les 512 DEL une par une ! Surtout, il faut bien prendre son temps pour réaliser chaque étape proprement, car les imperfections se voient beaucoup. N’oubliez pas non plus de préparer les 8 rangées avant de commencer à les souder sur le circuit imprimé, ou vous serez embêté comme c’est arrivé à un ami… Je n’ai pas pris le temps de créer mes propres animations, mais je garde cette idée en tête.

Les lumières disco
J’ai récupéré plusieurs lumières pour les intégrer à la domotique de ma chambre, le tout monté sur un support imprimé en 3D.

Le support se fixe sur la structure de mon lit, et le tout est modulaire. Les deux boules sont initialement alimentées par des piles, mais je les ai enlevées pour les alimenter avec le système de domotique. Derrière, un petit boîtier distribue l’alimentation pour tous les appareils. La lampe de droite n’est pour le moment pas fonctionnelle.
Le gyrophare
Lui aussi a été modifié pour être alimenté par le système de domotique. Il est utilisé, entre autres, pour accompagner le doux son de l’alarme lorsqu’elle sonne.

La maquette de rue
J’avais réalisé cette petite maquette au collège pour un projet scolaire. Elle est réalisée à base de carton mousse, d’un Arduino Nano Every, et d’autres composants basiques d’électronique. Le concept est simple : la scène représente une rue avec un immeuble et trois fenêtres avec une voiture qui avance au feu vert. J’ai simplement intégré cet appareil à la domotique de la chambre en contrôlant son alimentation.


Un des besoins était de pouvoir ouvrir la maquette afin de révéler les circuits et les composants :

Comme on peut le voir à l’arrière, un servomoteur permet de déplacer la voiture de gauche à droite et inversement.
La caméra
Une caméra à base d’ESP32-CAM et de boîtier imprimé en 3D est installée au-dessus de l’entrée de la chambre. Elle sert à prendre une capture d’écran jointe à la notification d’alarme déclenchée.

La station de charge
Une station de charge est disposée sur le meuble blanc pour charger tous types d’appareils portatifs : montre, téléphone, enceinte…
Elle dispose d’une prise USB-A avec charge rapide, d’une connectique USB-A classique, ainsi que d’un chargeur de montre (Samsung Galaxy Watch 4).

La télévision
J’ai assemblé plusieurs blocs pour former une « télévision » contrôlable en un clic. Initialement, j’avais plusieurs éléments isolés : un écran d’ordinateur (sans ordinateur), ainsi qu’un système d’enceintes. En intégrant un récepteur Bluetooth à ce dernier, et en installant un Google Chromecast avec Google TV, le tout se transforme en une vraie télévision ! Cependant, l’intégration n’est pas optimale : il faut alimenter les deux modules (récepteur et Chromecast) en 5 V, et cliquer sur trois boutons pour allumer ou éteindre le tout. Je ne parle même pas du volume du son qui n’est pas synchronisé entre l’interface Google TV et le système d’enceintes.
Heureusement, un peu d’électronique et une bonne intégration au système de domotique a résolu tous ces problèmes.

Voici les systèmes mis en place pour obtenir une superbe télévision connectée :

L’écran ne pouvant pas être contrôlé par l’HDMI, j’ai installé un servomoteur qui clique sur le bouton marche/arrêt.
Le système d’enceintes est allumé et éteint par contrôle en infrarouge (reproduction de la télécommande d’origine).


Le module Bluetooth est alimenté en permanence par le système de domotique, tout comme le Chromecast.
Un récepteur d’ondes infrarouges permet de récupérer certaines commandes de la télécommande Chromecast (réglage du volume, marche/arrêt).

Enfin, j’ai mis en place tout un système de synchronisation du son. Lorsque le son de Google TV est à 0, celui du système d’enceintes l’est aussi, et lorsqu’il est à 25 sur l’interface (le maximum), il est au maximum sur les enceintes. Cette synchronisation est permise par Home Assistant qui détecte les changements d’un côté pour les répercuter de l’autre. La fonction « mute » est également opérationnelle. Le seul défaut de ce système est le risque de désynchronisation des deux volumes. La sono fait tourner un potentiomètre physiquement, ce qui prend un certain temps. Si le volume est changé trop rapidement, il ne suit pas la route ! Il est tout-de-même possible de resynchroniser les deux volumes facilement grâce à une fonction du boîtier de contrôle.
L’intégralité de la télévision est gérable depuis la télécommande Chromecast. La touche « source » (à côté du bouton marche/arrêt) allume et éteins le cube de DEL et le ruban lumineux lorsqu’elle est pressée.

J’ai ajouté plus tard un système de musique animée, qui exploite le plein potentiel du système. Le concept est simple : on peut lancer depuis le boîtier de contrôle une musique parmi une liste. Cette musique est diffusée sur la télévision avec son clip, et les appareils de la chambre réagissent en synchronisation avec la vidéo. Les appareils peuvent s’allumer, s’éteindre, changer de couleur… C’est un vrai spectacle !
Chaque musique doit être préparée à la main. J’en parle plus en détail dans la partie technique.
L’alarme
Elle était le premier organe de la domotique de ma chambre ; l’alarme a beaucoup évoluée ! Le fonctionnement est simple : lorsque l’alarme est allumée, elle se déclenche dès que la porte est ouverte.
Plusieurs moyens d’activations sont proposés :

Sur la porte, un lecteur de carte RFID permet d’allumer et d’éteindre l’alarme avec une carte enregistrée (le boîtier de contrôle permet de gérer les cartes autorisées).
Depuis Home Assistant (et Google Home sur le réveil), il est possible d’allumer l’alarme en tapant un code.

Plusieurs dispositifs sont activés au déclenchement de l’alarme :

Un buzzer de 12 V se fait entendre dans toute la chambre, voir toute la maison… Il est installé dans le boîtier des capteurs.
Le lance-missile tire tous ses missiles chargés en direction de la porte.

De plus, les rubans lumineux clignotent en rouge, le gyrophare est allumé, un message est prononcé depuis le réveil, et je reçois une notification avec capture d’écran de la caméra jointe.
Le lance-missile
Un article est consacré au lance-missile, mais je reviens dessus ici pour parler de son intégration au sein du système de domotique. Il est alimenté et communique avec l’installation. Un menu du boîtier de contrôle permet de déplacer le lance-missile dans les quatre axes, de tirer des missiles, et de voir leurs états (il est aussi possible de le recalibrer). Dans Home Assistant, le contrôle du lance-missile est permis par deux sélecteurs d’angle, et un bouton de tir.
Les capteurs
Plusieurs capteurs sont intégrés au système de domotique pour permettre notamment des automatisations.
Capteur de la porte

Un capteur de fin de course détecte la moindre ouverture de la porte de la chambre pour déclencher l’alarme si elle est allumée.
La sonnette
La sonnette se situe sur le boîtier extérieur de la porte. C’est le bouton en bas à gauche du voyant rouge (voir ci-dessus).
Lorsque le bouton est pressé, un son est émis par le boîtier de contrôle, et selon la présence détectée dans la chambre :
- Un message est prononcé sur le réveil si je suis présent.
- Une notification est envoyée sur mon téléphone si je suis absent.
Boîtier des capteurs
Le boîtier des capteurs héberge plusieurs composants dont : un capteur de température et d’humidité DHT11, un capteur de luminosité, un détecteur de mouvement, et un récepteur infrarouge (le dernier trou étant le buzzer de l’alarme).

Capteur des portes de l’armoire
Ce capteur peut paraître inutile, mais il est de toute façon présent pour la gestion automatique de l’éclairage de l’armoire, donc autant le connecter…

Le microphone

Un microphone (sur la face supérieure gauche du boîtier) permet une animation des rubans lumineux en fonction de la musique.
J’ai longuement testé ce type d’animation, car la corrélation entre le rythme de la musique et la réaction est assez compliquée pour des rubans de DEL non adressables. J’en suis venu à l’algorithme suivant :
- Lorsqu’un pic de son atteint un pourcentage du pic maximum détecté, la couleur est changée. Le pourcentage est défini par la sensibilité. Il y a un délai minimum entre deux changements de couleur
- Le choix de la couleur est aléatoire : lorsqu’elle doit changer, les composantes sont choisies aléatoirement (rouge, vert et bleu), puis chaque intensité des composantes sélectionnées sont choisies au hasard.
- Si un nouveau pic de son est détecté, il est enregistré. Au cours du temps, la valeur du pic de son maximum enregistrée diminue.
- Si aucun changement de couleur n’est opéré, l’intensité lumineuse diminue petit à petit.
Conclusion
Tous les appareils électriques de la chambre ont été unifiés dans un système propre. Tous ces périphériques seraient inutiles s’ils ne pouvaient pas être gérés ! C’est pourquoi la prochaine étape est la découverte des moyens de contrôle (qui ne manquent pas !).
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